le souffle et le chat
- Habib ouja
- 21 mars
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Dans l’architecture traditionnelle de Djerba, aucun détail n’est laissé au hasard.
Ce petit trou au bas du mur de la porte n’est pas un simple élément décoratif, mais fait partie d’un système architectural précis.
Les habitants de l’île avaient l’habitude de construire les murs en pierre de “chekhch” (pierre calcaire), sensible à l’humidité et nécessitant une forme de “respiration”. Après l’achèvement du bâtiment, ils les recouvraient de chaux blanche (“beyyadh”). C’est pourquoi ils laissaient de petites ouvertures appelées par certains “fouara ennifs” (fontaine du souffle), dont la fonction principale était la ventilation, la réduction de la pression interne et la prévention de l’accumulation d’humidité.
Avec le temps, ces ouvertures ont acquis une place dans l’imaginaire populaire. Alors que les architectes y voyaient un élément purement technique, les habitants remarquaient que les chats et les petits animaux les utilisaient comme passage ou abri. Elles furent alors surnommées par certains “fouara el qattous” (fontaine du chat), mêlant ainsi la fonction pratique à l’usage quotidien :
- préserver la solidité du mur par la respiration,
- tout en ouvrant une petite fenêtre sur les détails de la vie de tous les jours.



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